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La clitoridectomie et l'excision sont des mutilations génitales dont la première attestation avérée est issue d'un papyrus égyptien du IIe siècle av. J.-C. Ces mutilations sont dans le monde contemporain essentiellement pratiquées en Afrique sub-saharienne et dans quelques régions du Proche-Orient, notamment au Yémen, et de l'Asie du Sud-Est comme l'Indonésie et la Malaisie. Elles peuvent se perpétuer dans les pays d'immigration. Elles sont un moyen pour réduire le corps des femmes à leur capacité de reproduction et replacer les femmes dans une situation de subordination à l'ordre masculin en leur ôtant l'organe « viril » qu'est le gland du clitoris, équivalent de la verge. La clitoridectomie fut utilisée en Europe au XIXe siècle et aux États-Unis jusqu'à la fin des années 1960 comme remède à l'onanisme féminin et à l'hystérie. En 2016, l'Unicef estimait qu'au moins 200 millions de femmes et de filles étaient mutilées dans le monde. Selon la classification de 2007 de l'Organisation mondiale de la Santé, la clitoridectomie consiste en l'ablation partielle ou totale du capuchon et/ou du gland du clitoris. L'excision est définie comme l'ablation des petites lèvres généralement accompagnée de l'ablation du gland du clitoris et éventuellement de l'ablation des grandes lèvres. La ponction, l'incision et le percement du clitoris ou des lèvres, la cautérisation du clitoris et des tissus qui l'entourent sont aussi attestés. Une réparation chirurgicale est possible.
Sources : fr.wikipedia.org
Les complications immédiates après la pratique d'une mutilation génitale concernant ou non le clitoris sont des saignements excessifs et des rétentions d'urine, des inflammations et des problèmes de cicatrisation. Les femmes mutilées sont plus sujettes aux infections et problèmes urogénitaux. Elles ressentent beaucoup plus souvent des douleurs lors des rapports sexuels, ont une satisfaction sexuelle amoindrie, des risques obstétricaux plus importants après accouchement, présentent un taux plus élevé de troubles psychologiques. Les chirurgies de réassignation sexuelle des nouveau-nés intersexués, qui se sont développées à partir des années 1950, et qui concernent potentiellement le clitoris, sont également qualifiées de mutilations sexuelles.
Sources : fr.wikipedia.org
==== Antiquité et Moyen Âge ==== Les sources ne permettent pas de percevoir la place du clitoris dans le savoir populaire et la réalité vécue des femmes dans l'Antiquité et au Moyen Âge. Le clitoris est mentionné dans quelques rares inscriptions antiques ou textes littéraires antiques ou médiévaux. Dans un épisode du Roman de Renart, le rusé animal fait écorcher ses ennemis afin de parfaire le dessin de la béance vulvaire que le roi Connin s'applique à reproduire à longueur de temps. La crête du coq est employée pour figurer le clitoris. La connaissance historique sur cet organe est essentiellement extraite des écrits savants. Durant l'Antiquité, le médecin Galien énonce le schéma d'une anatomie féminine interne comme étant l'exact inverse de l'anatomie masculine externe. Les ovaires sont les testicules, l'utérus est l'équivalent du scrotum, le col utérin est le pénis, et le vagin l'équivalent du prépuce. Cette idée, clairement énoncée dans le Canon d'Avicenne, s'impose dans l'Occident médiéval à partir du XIIe siècle. L'homme est la norme positive complète externe, et la femme sa valeur négative imparfaite interne. Les sources antiques servent de fondement au savoir médiéval européen et arabe, malgré leur altération par les traductions successives, les compilations et les modifications volontaires pour des raisons étymologiques symboliques ou didactiques. Les textes savants de l'Antiquité et du Moyen Âge ne mentionnent que rarement le clitoris de façon précise, témoignant de leur peu d'intérêt pour celui-ci et la vulve en général.
Sources : fr.wikipedia.org
Absent du corpus hippocratique, chez Galien, il est perçu comme étant un rempart à l'entrée du froid dans l'orifice vaginal, interprétation reprise au XIVe siècle par Mondino de' Liuzzi et Guy de Chauliac. Pour Henri de Mondeville, il sert à la miction. La plupart des descriptions s'arrêtent à « l'ouverture vers l'extérieur », car l'extérieur est pensé comme le propre du mâle. Pour les savants antiques, l'organe n'est pas une unité pertinente car c'est la circulation et la composition des fluides et la présence du souffle (pneuma) qui sont responsables des fonctions organiques et de leurs altérations. Ainsi, pour Galien, la transformation du sang en sperme et son mélange avec le souffle, ce qui le rend écumeux, créent les sensations du plaisir sexuel. Il souligne d'ailleurs l'abondance des nerfs et vaisseaux dans les parties génitales de l'homme comme de la femme. Les médecins de l'Antiquité et du Moyen Âge reconnaissent le plaisir sexuel féminin mais débattent pour savoir s'il est plus ou moins intense que celui de l'homme. Ils jugent que, pour les deux sexes, il a été créé pour inciter à la reproduction. Depuis Galien jusqu'au XIXe siècle, de nombreux thérapeutes recommandent le massage génital pour soigner diverses maladies féminines dont l'hystérie mais le clitoris n'y est pas spécifiquement ciblé avant le XVIIe siècle.
Sources : fr.wikipedia.org
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